Peu Importe les Conséquences

Peu Importe les Conséquences

  J’ai vu par un été particulièrement chaud et orageux, un grand combat entre deux colonies de fourmis charpentières. L’affrontement était d’une rare violence, le sol jonché des corps déchiquetés encore animés de soubresauts parfois traînés à l’écart par leur camarades qui en formaient un petit tas qui ne bougeait bientôt plus.

J’ai vu des bourdons s’éteindre sur une fleur qu’ils butinaient quelques instants auparavant. Ils tombent tout simplement, la mécanique s’est arrêtée, sur les feuilles plus bas, comme s’ils dormaient sur une plante qu’ils ont aimé. L’un d’eux était même demeuré aggripé longtemps à la hampe, malgré la pluie et le vent, puis un jour il n’était plus là, peut-être qu’un oiseau l’a mangé.

J’ai vu Stephen Harper sourire comme un niais, ses mensonges hypocrites et son éthique déficiente. Je le regarde nous entraîner béatement vers la destruction de ce monde que nous devrions partager. Je le regarde s’octroyer médailles et honneurs qui ne cacheront jamais la souillure de sa trahison. Et je sais qu’il y a assez de gens pour applaudir cette infâme pourriture pour qu’il soit réélu démocratiquement, pour qu’il finisse par penser: “l’État, c’est moi”.

Et puis demain, si je suis aveugle, qui le saura?