Fin de Soirée au Club

Fin de Soirée au Club

  Moi ma participation à la démocratie, c’est d’aller voter aux 4 ans et payer des impôts que le gouvernement peut utiliser de façon discrétionnaire. Au-delà de ça, je pense bien que les vidanges en costume s’en balancent pas mal de mon opinion sur le développement durable et les autres conneries écolo qui sont chères à mon coeur. Je réseaute pas moi, comme dirais l’autre abruti de Rozon. Ben oui, c’est comme ça les affaires, tu vas dans un p’tit resto privé où tu risques pas d’être embêté par quelqu’un qui a de l’intégrité, tu discutes projet avec un autre porc en t’empiffrant d’espèce menacée farçie aux produits de luxe.

C’est partout pareil, tenez, John Baird, il bouffe à la même auge que le président du Jewish National Fund, un bon copain à lui. C’est probablement une pure coïncidence si le JNF possède environ 13% du territoire Israëlien où il finance la construction d’infrastructures pour supporter la colonisation. Ils ont des pratiques qu’un esprit malveillant pourrait considérer comme étant racistes, mais bon, ça n’intéresse personne toutes ces histoires-là. Du ben beau monde grimés en honnêtes gens qui se décernent des prix en s’applaudissant de leurs hauts standards de moralité, permettez que j’essuyasse la petite vomissure qui orne ma grimace dégoûtée.

Pendant ce temps, les fins limiers de la presse écrite on su débusquer l’imposteur qui s’était faufilé dans un poste de ministre où l’on nomme habituellement un bon ami de l’entrepreneurship, de la coupe à blanc et du déversement toxique. Ne reculant devant aucune bassesse, ils ont su pelleter bien profondément dans la merde qui teinte toute vie bien vécue pour l’exposer aux jugement hypocrite de tous. Ah Jésus, où te caches-tu donc quand la meute lance ses pierres d’une main bien convaincue. C’est impressionant quand même ce zèle à creuser, moi j’aurais bien aimé des articles plus en profondeur sur les visites de Michel Sabia au domaine de Sagard, sur les petites fêtes qui y sont organisées et les invités de la classe politique qui y passent la nuit pendant que tonton Paul leur souffle doucement son haleine rance au creux de la fesse. C’est un autre petit club j’imagine, ou est-ce le même qui fait le tour des différents bordels de la province?

Et la chute, c’est une gracieuseté de mon bel ami Mario Roy, qui, de sa sale habitude de vivre dans un autre siècle, en a quand même une compréhension suffisante pour offrir cette splendide suggestion aux gens d’aujourd’hui, et je cite: “Parfois, on a presque le goût de déclencher un nouveau round de la lutte des classes.” Bien d’accord avec toi mon Mario, je pense juste que la plupart des gens n’ont pas entendu la cloche.