La Charge

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La Charge

  J’écoutais distraitement Denis Levesque, histoire d’avoir le point de vue d’un abruti sur le sommet de l’éducation. Et là, à mi-chemin entre la démonstration du manque de vocabulaire assez choquant d’un animateur de CHOI et la bien-pensance d’un “politicologue” du journal de Montréal (c’est lui qui a les ciseaux), j’ai été pénetré d’une réalisation profonde, au moment où le sympathique Denis déblatérait à propos de la productivité du Québec.

Crisse Denis, t’es quoi toi au niveau international? C’est quoi ton apport à la société d’un point de vue philosophique? Qu’est-ce que tu crains au juste, que les université soient rendues d’un calibre si faible qu’elle ne serviront qu’à offrir des nabots intellectuels qui seront tout juste capables d’être de fidèles auditeurs de TVA? C’est pas comme si ton émission, tes invités, calisse toute la programmation de ta chaîne ridicule c’était un pas vers un avenir prometteur au niveau des capacités mentales. Les rares fois où j’ai visionné ta performance, j’ai ri, un rire franc teinté d’une touche d’incrédulité, j’attends à chaque instant le moment où tu vas changer ton expression faciale pour en adopter une des plus sérieuses et annoncer à ton public qu’ils ont tous échoué le test et que les soucoupes sont prêtes à les pulvériser vers une dimension où ils pourront exercer leur intellect bovin en compagnie d’autres protozoaires.

Les policiers, toujours les mêmes, à chaque époque ils sont là, les grosses brutes bien bien épaisses, vulgaires et méprisantes, qui sont nourries du labeur des vrais ouvriers mais qui choisissent inévitablement de défendre une minorité assez arrogante pour croire que le trône et les cérémonies font un chef. Il n’y aura jamais assez de médailles et autres clincaille pour couvrir la honte que vous devriez éprouver de vous comporter ainsi. Vous n’êtes les supérieurs de personne, alors vos impératifs, vos coups et rabattages, vous les gardez pour vos fantasmes débiles. Les médias ont beau essayer de redorer votre blason bien merdeux en parlant de procédure, ils devraient plutôt remettre en question une procédure qui permet à des citoyens d’en brutaliser d’autres en toute impunité.

À toi qui marche, qui manifeste, c’est ton monde, désolé il est un peu abîmé, on a rien compris mais il n’est pas trop tard. Il y en a un tas sur le départ à qui on ment pour les garder le plus longtemps possible sur le tapis roulant, mais rien n’est éternel. L’accepter, c’est comprendre que des fois la vie c’est simplement regarder une bannière capter le vent et sourire, parce que la personne qui la brandit est jeune et qu’à présent c’est son tour.