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  L’an passé, on a parlé sur la place publique d’inégalités socio-économiques, malgré les efforts grossiers de nos médias qui semblaient avoir bien du mal à diffuser cette réalité et la réaction répressive qui fut le choix de répartie de la part des forces de l’ordre.

Le Parti Québécois a arraché de peine et de misère une gouvernance fragile des serres graisseuses du Parti Libéral, avec la promesse bien sincère de faire les choses différemment. Puis ils ont décidé, finalement, de ne pas hausser les impôts des plus fortunés, tout en conservant la douteuse taxe santé instaurée par le gouvernement précédent. Après s’être copieusement torchés le derrière avec les aspirations des manifestants lors d’un sommet de l’éducation qui a tout au moins rassuré les recteurs au sujet de leur rémunération, le PQ a décidé de lâcher la bride aux ardents policiers qui se sont empressés de vider les rues des derniers contestataires récalcitrants qui y languissaient, ceux-ci n’ayant probablement été mis au courant que les élections avaient sauvé la démocratie et que tout allait bien au Québec.

Et bien-sûr, le Plan Nord s’est poursuivi avec la différence que contrairement à celui des libéraux, celui-là est “pour tous”.

Aujourd’hui, le rideau s’est bien refermé, la pièce se déroule à nouveau sur la scène, laissant les marionnettistes et les techniciens du spectacle libres de retourner dissimuler leur honteuse souillure derrière un épais drapé de costumes dispendieux, de cravates et de paternalisme sirupeux. Aujourd’hui, la plèbe se déchire dans une rixe identitaire pendant que les grosses blattes dissimulées dans la pénombre de la complicité médiatique font main basse sur les valeurs plus tangibles de notre belle province.