La Bataille de Victoriaville

La Bataille de Victoriaville

  Mario Roy, un sympathique néo-bourgeois qui a droit à une tribune quotidienne dans l’excellent tabloïde de PowerCorp, la Presse, a peur pour l’avenir. C’est fini, foutu, la cave à vin, le condo surrévalué, la cuisine en stainless. Tout ça à cause des maudits jeunes, instrumentalisés par une obscure cabale marxiste d’élite, qui s’attaque à la “fraction” des médias qui a osé avoir le courage, envers et contre tout, d’appuyer la hausse des frais de scolarité.

Bref, Mario Roy aborde l’avenir avec tout le cynisme d’un caniche castré dont la riche propriétaire serait tombée malade; il s’interroge, avec toute l’ouverture d’esprit dont il est capable (c’est-à-dire, très peu) sur l’avenir, les belles valeurs d’antan qui se perdent (vous savez, le respect que l’on se devait de témoigner obligatoirement, suivant un ordre hiérarchique précis basé sur le pouvoir d’achat). Et maintenant, l’internet, et ses damnés médias sociaux, qui souillent la respectabilité chèrement acquise des chroniqueurs qui seraient les seuls êtres vivants dignes d’être lus par la masse. Parce que.

Hier, j’ai vu une vidéo de UTV où l’on peut encore remarquer un niveau assez élevé de violence policière. Mais aussi, quelque chose de neuf. Les policiers ont perdu le respect de la population. Ils ont aussi perdu la capacité d’inspirer la peur. Il ne leur reste qu’une espèce de violence primitive et gueularde, qui sonne faux.

Le respect se mérite et permettez-moi de citer le Cid de Corneille:
“Je suis jeune, il est vrai; mais aux âmes bien nées / La valeur n’attend point le nombre des années”
Chapeau bas à la jeunesse québécoise, fuck you Mario Roy.